Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le courrier Avril-Mai-Juin : journal de la C.G.T Educ'action Versailles.

Mutatis mutandis...

Evidemment, notre recul est limité au regard de la séquence politique que nous venons de vivre. Pourtant, c’est un regard presque halluciné que l’on peut porter sur cette élection présidentielle. Un parti d’extrême droite atteint les 10, 6 millions d’électeurs alors qu’un candidat, leader d’un mouvement fêtant tout juste sa première bougie est porté au pouvoir.

Le pouvoir, l’expression est la bonne au regard de la cérémonie monarchique le soir de sa victoire. Les partis traditionnels sont mis provisoirement hors jeu de la fonction suprême et doivent désormais reconstruire des appareils marqués au choix par les affaires ou les divisions internes.
Dans toutes les analyses qui ont été faites depuis, un élément a été finalement peu relayé : l’importance du vote blanc ou nul ainsi que l’abstention. Pour l’élection présidentielle, c’est un fait nouveau.

Alors, l’avons-nous eu réellement le renouvellement devenu le mot clef de l’élection ?
Il s’agit de s’extraire de la personnalisation du pouvoir pour s’arrêter plus longuement sur l’analyse des programmes et des orientations. S’il faudra attendre le soir du deuxième tour des législatives pour se faire une idée plus complète du macronisme, les choix pour son gouvernement donnent déjà des idées fortes des 5 prochaines années. Et c’est bien là qu’il n’y a pas vraiment de changement. Le programme économique de Macron ne diffère en rien des orientations prises lors des précédents quinquennats. Les leviers sont les mêmes : la réduction du budget de l’Etat au profit du remboursement de la dette, la réduction des services publics et surtout la poursuite de la casse du code du travail.
Le postulat est simple : les conquêtes des travailleurs sont des freins à une augmentation de la marge de profit. Il convient donc de faire sauter ces freins pour libérer le capital. Toute pensée s’opposant à ce paradigme ne peut être qu’absurde, désuète ou réactionnaire. Certaines le sont effectivement et notamment celles qui font du nationalisme un moyen de combattre le chômage et plus globalement la désespérance sociale. La situation française ne peut être déconnectée de celle des autres pays. Le capital n’a pas de frontière, les travailleurs non plus. C’est le sens de notre engagement internationaliste.

Dans l’éducation, notre nouveau ministre a déjà écrit sa feuille de route dans un livre programme en décembre dernier.
A nouveau, Blanquer s’inscrit dans une logique libérale faisant de l’autonomie des chefs, pardon, des établissements le moyen de lutter contre les inégalités scolaires. L’enseignement professionnel est dans la ligne de mire également d’un exécutif qui en a fait sa marge de manœuvre budgétaire. On le voit, il y a comme un goût de déjà vu. Mutatis Mutandis, le changement dans la continuité. Les leviers restent les mêmes. L’austérité reste le dogme, l’orthodoxie à suivre, un horizon indépassable qui grève tout espoir de proposer une alternative.

Mais, il ne s’agit pas de verser dans le fatalisme. Etre conscient des enjeux, c’est aussi se préparer aux luttes qui s’annoncent que ce soit dans notre secteur ou au sein de l’interpro.

La CGT va faire de la troisième semaine de juin un temps fort de mobilisation. Il ne tient qu’à nous de répondre présent!

Mathieu Moreau bureau académique CGT Educ’action Versailles.
Co-secrétaire de la C.G.T Educ'action du Val d'Oise

Sommaire :

1- Edito.
2-3- Retour sur la journée d'étude organisée par la C.G.T Educ'action Versailles.
4- Macron et Blanquer : rien de neuf sous le soleil du libéralisme !
5-6- Dossier de suivi : Stagiaire, TZR, Non-titulaire.
7- Les sales Profs.
8- Coordonnées.

TELECHARGEZ le Journal Académique en PDF n°173 en cliquant ci-dessous !
+

Le Dossier syndical d'affectation des TZR et non titulaires !

Tag(s) : #CGT Versailles

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :