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Succès populaire et militant de la Journée Voie Pro du 21 Avril !

Gros succès populaire et militant pour notre Journée d'étude sur la défense de la voie professionnelle, organisée par l'Union Académique C.G.T Educ'action Versailles (les syndicats C.G.T éduc'ation 78, 91, 92, 95), la FERC-CGT et l'UD-CGT des Hauts de Seine.

Une chouette journée, en présence de Philippe MARTINEZ, secrétaire général de la confédération, pour discuter entre personnels de l'Education Nationale et camarades de l'interpro de la voie professionnelle, de son évolution, de nos propositions.

Enseignement professionnel, service public, apprentissage, mixité des publics... : à quelques jours des élections présidentielles les projecteurs sont braqués sur notre reprise en main collective de la formation professionnelle sous statut scolaire !

Discours introductif du co-secrétaire de la C.G.T Educ'action des Yvelines :

"Pour nous, enseignants de la voie professionnelle, 2017 n’est pas qu’une simple date commémorative. 30 ans après la création du « Bac pro », et alors que les administrations rectorales et ministérielles communiquent avec ferveur sur cet anniversaire réussi, nombreux sont les membres de cette famille professionnelle qui ne peuvent décemment se réjouir à l’heure de souffler ces 30 bougies. Les effets d’annonces et l’opulence des évènements commémoratifs, ici, dans notre académie, au château de Versailles autour d’un dîner de gala avec M. le recteur et ailleurs un peu partout sur le territoire, ne nous font pas oublier les attaques et les incertitudes qui pèsent sur le devenir de nos formations.

Les charges que nous subissons ne datent pas d’hier ! Sous la présidence Sarkozy, la réforme de la voie pro, et la mise en place du « bac 3 ans », ont ainsi contribué à une réduction très importante des effectifs, tout en affaiblissant l’enseignement professionnel sous statut scolaire. A l’heure des festivités rectorales et du « théâtre électoral des vaniteux », aucun bilan n’est encore réellement tiré sur les conséquences désastreuses de cette réforme pour les élèves et pour les personnels. Si l’on nous affirme pourtant, au plus haut sommet de l’état, que « la voie professionnelle est essentielle pour la France », les avancées réelles se font malheureusement encore espérer. Dans l’attente d’hypothétiques jours meilleurs, les moyens pour les lycées professionnels continuent de diminuer, alors que les défis, eux, ne cessent d’augmenter ; les conditions de travail se dégradent, pour les élèves comme pour les enseignants, alors que l’administration a désormais de plus en plus de mal à recruter de nouveaux personnels ; l’apprentissage, enfin, est mis en exergue par nos responsables, nos élus et les médias alors que cette voie discriminante a pour l’instant de bien moins bons résultats que la voie professionnelle initiale.

Comme souvent en effet, lorsque le débat public daigne placer, pour quelques fugaces instants, l’enseignement professionnel au centre des attentions, ce n’est donc pas pour réfléchir à la réussite de tous nos élèves mais bien pour nourrir cette chimère idéologique qu’est le « succès de tous par l’apprentissage » ! Le ministère, la région Île de France, le patronat, les services rectoraux sont ainsi autant de mauvais publicitaires qui vantent perpétuellement sa mise en place, à marche forcée, que cela soit dans les C.F.A privés, dans les campus des métiers ou au sein même de nos établissements sous la forme d’unités de formation par alternance. Ces nouveaux « chevaux de Troie pédagogique », qui consacrent une mixité des parcours que la mise en place du « Lycée des métiers » permet depuis 2001, participent pleinement au démantèlement de l’école de l’intérieur et ouvrent la voie in fine à la régionalisation de notre enseignement. Pierre angulaire d’une certaine logique idéologique et budgétaire, cette vaste opération politique de communication ne répond bien évidemment aucunement aux défis actuels de la voie professionnelle, ne s’attachant pas à donner à nos élèves les outils nécessaires à leurs émancipations sociale, intellectuelle et professionnelle et creusant un peu plus le fossé de l’iniquité scolaire pour les enfants des classes populaires.

La période électorale actuelle n’arrivera pas, elle non plus, à apaiser les « esprits forts » restés dubitatifs devant les vœux pieux rectoraux et ministériels. Il n’est nullement question ici, pour la meute des candidats au trône présidentiel, de respecter une trêve incertaine à l’occasion des festivités du « Bac pro ». Haro sur l’enseignement professionnel public, ses finalités et ses personnels ! C’est tout un pan de notre Education nationale que l’on entend dépecer sur un autel bâti sur les inégalités sociales et scolaires et dressé à la gloire de leurs seuls et uniques profits. Au nom d’un libéralisme acharné, et d’un mépris de classe qui ne dit pas son nom, le candidat des Républicains, François FILLON, entend ainsi sortir l’enseignement professionnel du champ de l’Education nationale pour confier entièrement aux régions la gestion des programmes scolaires, de la carte des formations et des personnels. Son pendant social-libéral, Emmanuel MACRON, poursuit quant à lui son entreprise de démolition des L.P en faisant de cet apprentissage et des formations en alternance le cœur de son programme éducatif.

En cette année anniversaire l’enseignement professionnel public et national est donc plus que jamais menacé d’extinction. Ni alarmisme ni défaitisme : nous sommes désormais toutes et tous conscients des enjeux de ces prochains mois. Un militant averti en vaut deux : la défense de notre formation et de nos valeurs passeront par une mobilisation unitaire exemplaire ! Essonne, Hauts-de-Seine, Val d’Oise, Yvelines… de l’enseignement ou de l’industrie vous êtes d’ailleurs venus de toute notre académie pour construire aujourd’hui, à Nanterre, l’action syndicale cégétiste que nous voulons collective et qui donne corps à nos solidarités. La présence de notre secrétaire général, Philippe MARTINEZ, nous rappelle à toutes et à tous que la formation de nos élèves demeure un enjeu majeur dans l’émancipation collective des travailleurs, et c’est en échangeant et en débattant autour des grands défis de la voie professionnelle que nous allons, tous ensemble, édifier les outils nécessaires au combat qui s’approche.

Les dangers qui guettent aujourd’hui nos L.P sont enfin là pour nous rappeler que le premier véritable enseignement professionnel a émergé de la volonté de La Commune en 1871 et qu’il est synonyme d’une éducation populaire et émancipatrice. Lorsque Jules VALLES écrit dans le Cri du Peuple que l’enfant doit devenir « à la fois capable de gagner sa vie et apte au travail intellectuel », lorsque le 6 mai 1871 la Commune de Paris proclame l’ouverture de la première école professionnelle publique de France alliant « apprentissage d’une profession » et « émancipation de l’esprit par les arts, les sciences et l’histoire », notre passé nous remémore que cette défense de l’enseignement professionnel public n’est pas une quelconque lutte corporatiste, que cette lutte n’est pas seulement une lutte syndicale, mais qu’elle est, avant toute chose, une bataille de valeurs ! A la suite des communards, les héritiers de l’enseignement professionnel doivent désormais lutter debout plutôt que de vivre à genoux…"

Succès populaire et militant de la Journée Voie Pro du 21 Avril !
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Tag(s) : #Enseignement Pro, #Formations

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